ANATHEME

 

Pourquoi m’avoir jeté ce bel anathème

Comme on jette une éponge sur la scène ?

Tu cèdes devant mon dernier « je t’aime »

Et t’enferme dans un mutisme obscène.

 

As-tu oublié les chemins et les routes

Que nos pieds ont foulés, au travers des orages ?

Il est des retraites ressemblant aux déroutes

Et des tempêtes éclatant sans aucun présage.

 

Ainsi tu me maudis, comme on maudit les dieux !

Ceux qui t’ont refusé dans leur  indifférence

De te faire éternel,  en signe glorieux !

Tu vis à mes côtés, et toi et moi avancent.

 

Il te reste à comprendre que malgré l’anathème

Je t’aimerai encore, et m’appuierai sur toi.

Si nos voix tremblent, nos corps font de même

Nous vieillirons ensemble, sous le même toit.

 

Qu’importe la douleur s’emparant de tes os !

Je resterai présent, t’offrant tous mes sourires

Pour que tu sois enfin fier de ces oripeaux

Que donne la vieillesse, et que nos cœurs respirent…

 

Pierre-Jean BARANGER – Février 2013 – Tous droits réservés

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