BLASPHEME

 

Je me dresse devant toi, cardinal.

Est-ce mon corps au parfum de jasmin,

Mes yeux, de mon visage l’ovale,

Qui te font frissonner, croiser les mains ?

 

Je joue avec toi, tu brides tes sentiments

Incapable de masquer tes pulsions humaines.

Tu dis «  non », mais jamais le regard ne ment

Quand tes lèvres brûlent de me dire : « je t’aime ».

 

Mais c’est un blasphème que mon existence

Fait peser sur toi, sur ta belle église.

J’ai dansé longtemps devant ta conscience,

Et j’ai pris ton âme, faible et soumise.

 

Je me nomme Esméralda, belle bohémienne,

Fille de la liberté et de la joie de vivre.

Et toi, Claude Frolo, de qui es-tu l’antienne,

Pour m’empêcher d’aimer, et aussi de survivre ?

 

Je suis pour toi, qui jette l’anathème,

Un étonnant blasphème, posé sur ton courroux !

Est-ce ma faute, qui, au bûcher me mène,

Alors que tu te brises aux fers, d’un démon si jaloux... ?

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