CAMISOLE

Oui, je sais que je n’aurais pas dû,

J’aurais pu avoir une vie rangée

A la fin du mois percevoir mon dû

Aimer ma femme à côté allongée

Mais…

J’ai préféré fuir, m’isoler dans la dope,

Trouver des bleus, des roses

Dans des rêves que le réel salope,

Sale, noir, poussiéreux, morose.

Mais…

C’est un piège, un gouffre, une camisole

Tu n‘connais plus personne et tu t’en fous.

Tu comprends trop tard que la came isole

Alors t’essaye de décrocher, tout au bout.

Mais…

Tu n’comprends pas comment ça fonctionne

Comment les autres voient ta vie, en vrac.

Tu regardes les jours, au job t’additionne

Les heures imbéciles qui rendent patraque.

Mais…

Tu croises un regard qui te brûle en cendres

Qui te dis d’y croire encore, que ce n’est pas foutu.

T’aimes le paradis, même si c’est des cendres

Qui te bouffent le ventre, les tripes « in situ ».

Mais…

T’as une chance d’éviter la camisole

Que des toubibs te poseront sur le dos.

Avant de vouloir mourir dans la farandole

Qui te ruine la tête. Respire crescendo.

Mais…

Tu pleures cette sangsue qui te tète

Comme si ta mère t’avait abandonnée.

C’est possible, t’as plus toute ta tête

Et rêves encore d’un sourire à pardonner…

 

Pierre-Jean BARANGER – Juillet 2013 – Tous droits réservés.

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