DEPENDANCE

 C’était comme une dernière chance,

Presque une chanson qui ritournelle,

Un peu de toi, un peu de France  

Que j’emporte dans l’escarcelle.

 

J’avais pris comme un taxi, le bateau

Pour un bel ailleurs, presque la Lune.

Rien ne m’avait semblé plus beau

Que le ciel dansant sur les dunes.

 

J’ai vu des ports à l’odeur d’oranges,

J’ai vu des montagnes griffant le ciel,

Mais j’ai quelque chose qui me démange

Comme si ma vie manquait de sel.

 

J’ai cru trouver ailleurs ton visage

Les autres chantaient un autre refrain.

Comme si tu étais l’unique rivage,

Celui où s’écrivent des mots sans frein.

 

Alors je viens pour une dernière chance

Pour ton visage, comme pour tes mains.

Serais-tu donc mon ultime dépendance

Celle par qui je connaîtrai demain ?

Pierre-Jean BARANGER – Avril 2013 – Tous droits réservés.

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