L'OPALE

Nichée dans le creux de la nuit claire de lune,  

Etait un bien bel et fort surprenant joyau.  

Une flaque d’eau pâle, mare importune  

S’invita devant moi, en cet étroit boyau.  

 

J’aimais en ce désert perdre ma solitude  

Qui, trop souvent, vient s’intéresser à mon cœur.  

Des nuits chaudes, je trouve la plénitude

 M’égarant au canyon, y trouvant la fraicheur.  

 

Et voici qu’ici bas, miroitant doucement  

Me barre le chemin un reste d’orage.  

Une flaque d’eau, en miroir du firmament  

Refusant l’oubli dont le sable est présage.  

 

Je suis resté, attendant l’inéluctable

De la mort certaine de ce bijou posé.  

Tout comme en la terre peut s’oublier l’opale  

Il est des beautés qu’un seul instant peut oser…  

 

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