méandres

Méandres

Ici ou là. Un peu plus loin. Je tourne, versatile.
Tu m’attends hier et j’arrive demain.
C’est comme ça, l’exactitude est malhabile
Et je joue à me perdre à deux mains.

Devant ou derrière, je te rends malade
A te laisser chercher le plus droit chemin.
Tu as le cœur lourd, l'esprit en marmelade
Et tu t’épuises. C'est comme ça, je n'y peux rien.

Comme une rivière, j’épouse les méandres
Pour aller où la falaise me guide.
Tu suis mes courbes d’un regard tendre
Tu tends de désir vers mes bras languides.

De ci, de là, tu ne peux me saisir,
Quand je glisse en tes rires chagrins.
Tu apprends, aux méandres, le plaisir
D’attendre que je me pose entre tes mains.

Nous voici au lit de la rivière
Nous devinant amoureusement.
Le bord du drap recouvre la civière
D’un désir éperdu, langoureusement.

De ci, et là. Voici les méandres qui se devinent
Aux courbes de l’eau s’écoulant lentement.
Les reflets du soleil ont teinte purpurine.
Dans mes bras, tu es le plus beau des amants…


Pierre-Jean BARANGER - août 2012 - Tous droits réservés

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