OREILLER

 
OREILLER

J’ose le compliment d’une nuit de rêve,
J’ose te dire que je me perds en ton corps
J’aimerais que jamais l’aube ne se lève
Et je m’enivre enfin aux plus belles aurores.

Toi, mon oreiller, mon mirage nocturne,
Celui qui se gonfle de mes beaux rêves enchâssés,
Toi, mon bel oreiller qui m’apprend la Lune
Que j’enfourche enfin, pour mes songes chasser.

Je te pétris de mes mains comme belle pâte,
Comme un gâteau gonflé à lever en mon four,
Comme si tu ouvrais tous ces grands murs opaques
Qui s’émiettent enfin, quand apparaît le jour.

J’y retrouve parfois des parfums éphémères
Ne m’appartenant pas, on les dit étrangers.
Ils me disent aussi comment on prend la mer
Dans un bateau dormant, aux senteurs d’oranger.

Lorsque je fais mon lit, je tape amoureusement
En sachant que je me retrouverai ce soir
En ton sein, en tes plumes, langoureusement,
Pour étendre mes rêves sur ton bel étendoir...

Pierre-Jean BARANGER – Juin 2013 – Tous droits réservés.
 

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