OTAGES

Il fallait lire l’augure, écouter les présages

Deviner l’avenir, écarter les entrailles…

Je n’ai pas su trouver, j’ai perdu ton visage

Je vis dans mes trésors, attention je déraille !

 

Je marche à tâtons, la galerie des glaces

Se pare de reflets allumant des vertiges

Qui m’emprisonnent au cœur, idée que je trépasse

Telle une rose noire ayant perdu sa tige

 

A quoi sert de vouloir retrouver le passage ?

A quoi sert de mendier une ultime oraison ?

J’ai les bras, les mains liées, de toi je suis l’otage

Rien ne peut contenir la joie des déraisons.

 

J’ai gardé près de moi les tableaux de mes maîtres

Finissant par mourir, comme fruit de la peur.

J’ai vécu en tombeau, en espérant renaître

Otage du passé, victime d’une horreur.

 

… suite à la découverte, dans un appartement d’un collectionneur allemand de trésors « confisqués » par les nazis lors de la deuxième guerre mondiale…

Pierre-Jean BARANGER  - Novembre 2013 – Tous droits réservés.

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