poèmes, histoires de rythme, de rimes, à quoi ça rime ?

 mis à jour le 27/07/2011

 

 

Les lignes de la main.

Je n'ai jamais su deviner mes avenirs.

Mais que seraient, sans toi, mes plus beaux lendemains ?

Mes pensées, souvent, crissent, raclent et s'étirent.

Car je cherche à te lire, aux lignes de ma main.

 

Quand, parfois, mes doigts frôlent ton corps d'ébène,

Posé en équilibre sur le bord d'un désir,

Tu trouves en moi les déraisons qui s'égrènent,

Au plus beau des étés, fenaisons à venir.

 

J'ai trouvé, un jour, aux marches de Venise,

Ma main contre ton corps, près du pont des soupirs.

Une idylle prend naissance, divine marquise,

Dans ce qui, hier encore, n'était qu'un repartir.

 

Quand tu apparais, coiffé de ton diadème,

Pour t'ancrer à ma main, dans ce doux clair-obscur.

Je rêve un instant, devinant le poème

Qui naît en ton sein, de ces lignes, l'épure.

 

Tu voyages maintenant, près de moi, chaque jour.

Je cherche à deviner ce qu'ici bas, tu caches.

Ton cœur est d'encre bleue, je pose en toi l'amour,

Qui s'unit si bien à ce que l'or t'arrache.

 

Tu es naissance sur les lignes de ma main,

Alliance surprenante entre bois et métal.

Je ne sais écrire sans toi, las en ton écrin,

Ce cercueil où tu reposes, odeur de santal.

 

Mon avenir, aujourd'hui, s'écoule sans heurt,

Car, par toi et toi seul, qui sait me dire humain,

Je grave par ton corps les joies et les erreurs

Qui sont nées, à Venise, aux lignes de ma main.

 

Parle-moi de tes jours

Parle-moi de tes yeux qui me cachent les ombres,

Glisse-moi un regard chargé de lumière !

Un nouveau chemin croise les routes sombres,

Ton destin se dessine dans la poussière.

 

Tu voies ton avenir dans un miroir brisé,

Sans penser que demain puisse être autrement

Qu’une enfilade d’heures jamais osées.

Même ta certitude, parfois, te ment.

 

Moi, je viens te dire que tu trouveras

Un jour ou l’autre, la trace d’une route,

Que tu suivras. Plus rien ne t’effrayeras,

Pas plus la raison que le doute.

 

Je ne suis rien d’autre qu’une forme posée là,

Sur le bord de ta fenêtre, quand tu sors, le soir.

Tu ne me remarques pas, tu es déjà en bas,

Tu ouvres ta porte, et tu pars dans le noir.

 

Mais tu t’es retournée, près du bus, dans la rue,

Tu as levé les yeux, comprenant en un éclair

Que tout t’es permis, de croire ou d’être perdue,

Alors tu reviens, et tout te paraît clair.

 

Tu as pris ton stylo, une feuille et ton âme,

Tu as vidé les ombres sur les pages du cahier.

Tu as grandi, ta barque trouve ses rames

Et tu avances enfin, tes peurs oubliées.

 

 

 

 

 

 

  les poèmes sont des musiques de mots. C'est, pourrait-on dire, l'expression spontanée du ressenti instantané, d'une émotion, d'une situation, d'un sentiment.

 

 

 

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